Dès que quelque chose me passionne, j'ai tendance à devenir monomaniaque. Je participe aux réunions, j'écoute les présentations, je pose des questions. J'ai envie de comprendre.
Une bonne décennie a passé depuis la chute lamentable du génial concepteur parti avec la caisse. Je ne me souviens plus exactement de son système, mais quelque chose me paraît familier. Comme si le meilleur de son idée avait survécu et trouvé un nouveau terrain pour pousser.
On a compris ici une chose essentielle: dans ce genre de projet, l'argent ne peut pas simplement disparaître vers le sommet. La base a besoin de voir que ça fonctionne. Pas dans six mois, pas dans deux ans. Maintenant.
En explorant davantage, je découvre aussi le concepteur du Projet Improbable. Un vieux routier du marketing relationnel. Des décennies d'expérience, plusieurs réussites à son actif et toujours le même rêve: créer un système où les gagnants ne seraient pas toujours les mêmes et où chacun aurait sa chance.
Au détour d'une présentation, il mentionne un ancien projet. Je sursaute. Je connais ce nom!
Je l'avais déjà croisé des années auparavant, j'avais même envisagé de m'y intéresser avant qu'il ne disparaisse de mon radar.
Toujours cette idée qui insiste...
Le projet avait échoué à cause... des cartes de crédit. Quand certaines sociétés ont vu passer les transactions, elles ont simplement fermé le robinet.
Et là, petite révélation. Mon argent à la banque n'est pas aussi libre que je l'imaginais. Tant que tout va bien, personne ne s'en aperçoit. Mais le jour où quelqu'un décide que telle ou telle transaction ne lui plaît pas, les règles changent très vite. J'ai aujourd'hui le sentiment que mon argent est kidnappé et que je ne peux le retirer que si je verse une rançon.
...et toujours le PDFH* qui l'enraye.
Heureusement, le concepteur n'a pas abandonné. Quand la blockchain est arrivée, il a ressorti son idée du tiroir, l'a améliorée et lui a offert une nouvelle chance.
J'aime bien ce bonhomme. Passé quatre-vingts ans, il pétille encore comme un gamin devant son invention. Son enthousiasme est contagieux. Autour de lui, une équipe de convaincus; autour de Véro et moi, quelques autres rêveurs qui décident eux aussi de tenter l'aventure.
Les dons commencent à circuler, une petite communauté se forme, les gens s'entraident, on rigole bien. L'équipe francophone comprend quelques leaders bien virils du genre Tony Robbins et pour tout dire, pas vraiment ma tasse de thé mais c'est pas grave.
J'ai le sentiment que pour la première fois, ça pourrait peut-être fonctionner.
Peut-être...
*Putain de facteur humain
Une bonne décennie a passé depuis la chute lamentable du génial concepteur parti avec la caisse. Je ne me souviens plus exactement de son système, mais quelque chose me paraît familier. Comme si le meilleur de son idée avait survécu et trouvé un nouveau terrain pour pousser.
On a compris ici une chose essentielle: dans ce genre de projet, l'argent ne peut pas simplement disparaître vers le sommet. La base a besoin de voir que ça fonctionne. Pas dans six mois, pas dans deux ans. Maintenant.
En explorant davantage, je découvre aussi le concepteur du Projet Improbable. Un vieux routier du marketing relationnel. Des décennies d'expérience, plusieurs réussites à son actif et toujours le même rêve: créer un système où les gagnants ne seraient pas toujours les mêmes et où chacun aurait sa chance.
Au détour d'une présentation, il mentionne un ancien projet. Je sursaute. Je connais ce nom!
Je l'avais déjà croisé des années auparavant, j'avais même envisagé de m'y intéresser avant qu'il ne disparaisse de mon radar.
Toujours cette idée qui insiste...
Le projet avait échoué à cause... des cartes de crédit. Quand certaines sociétés ont vu passer les transactions, elles ont simplement fermé le robinet.
Et là, petite révélation. Mon argent à la banque n'est pas aussi libre que je l'imaginais. Tant que tout va bien, personne ne s'en aperçoit. Mais le jour où quelqu'un décide que telle ou telle transaction ne lui plaît pas, les règles changent très vite. J'ai aujourd'hui le sentiment que mon argent est kidnappé et que je ne peux le retirer que si je verse une rançon.
...et toujours le PDFH* qui l'enraye.
Heureusement, le concepteur n'a pas abandonné. Quand la blockchain est arrivée, il a ressorti son idée du tiroir, l'a améliorée et lui a offert une nouvelle chance.
J'aime bien ce bonhomme. Passé quatre-vingts ans, il pétille encore comme un gamin devant son invention. Son enthousiasme est contagieux. Autour de lui, une équipe de convaincus; autour de Véro et moi, quelques autres rêveurs qui décident eux aussi de tenter l'aventure.
Les dons commencent à circuler, une petite communauté se forme, les gens s'entraident, on rigole bien. L'équipe francophone comprend quelques leaders bien virils du genre Tony Robbins et pour tout dire, pas vraiment ma tasse de thé mais c'est pas grave.
J'ai le sentiment que pour la première fois, ça pourrait peut-être fonctionner.
Peut-être...
*Putain de facteur humain
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