Patyji, Gourou Indien
Le paradis TERRESTRE... Si on s'y mettait ?
samedi 22 décembre 2012
samedi 8 décembre 2012
Loi de l'attraction
Depuis une grappe de semaines, désireuse d'améliorer mes conditions de vie trop modestes à mon goût, je me suis penchée sur cette loi et son fonctionnement.
Constation: elle fonctionne.
Toujours. Tout le temps.
Le principe (on peut le formuler de plusieurs manières): j'attire ce que j'émets. Ou: je matérialise ce à quoi je pense le plus souvent. Pour les détails, je vous laisse vous référer à internet ou/et à votre meilleure librairie et/ou gourou qui regorgent de bons conseils sur le sujet.
Exemple pratique:
Grosse chute de neige, hier, dans ma région. J'habite à la montagne à 800m d'altitude, mais hier, j'étais en ville, en plaine, quand il a commencé à neiger. J'ai commencé à douter de mes capacités à conduire dans ces conditions, tout en visualisant que tout allait très bien aller, comme mes cours de LA (Loi de l'Attraction) me le suggèrent. Décidée à mettre la théorie en pratique, je me persuadais très fort que j'allais y arriver, et puis, je me rassurais avec l'idée que j'avais des chaînes dans le coffre. «Au pire: je mets les chaînes».
Je prends la route, mes pneus neige font leur office. La route grimpe un peu, ma voiture aussi. Et puis un grand bout à plat, c'était joli, on faisait la trace dans la poudreuse à trente à l'heure. Pour faire bon poids, j'avais appelé les anges à l'aide, j'ai grande confiance en eux.
Au village, avant la route qui monte assez raide jusqu'à ma maison, je décide de ne pas prendre de risques et de mettre les chaînes. TROP PETITES, les chaînes! Argh…
Parenthèse:
En écrivant ce billet, je prends conscience: Impossible de mettre des chaînes, elles sont trop petites. Aurais-je grandi? Mon être libre ne pourrait-il déjà plus s'enchaîner à nouveau? Bonne nouvelle.
Fin de la parenthèse.
En tous cas mes pneus ont grandi: ces chaînes à neige étaient prévues pour mon ancienne voiture, je croyais qu'elles allaient sur toutes les voitures. Désillusion et légère panique. Vais-je être bloquée à une heure à pieds de chez moi dans ces conditions? Bouh. J'hésite entre la résignation et la détermination. J'opte pour la seconde:
— Alllez, Titine, on grimpe! On s'encourage, on y arrive!
Je range les chaînes, redémarre et traverse le village. À l'embranchement: le chasse-neige. Il allait me laisser passer, mais en langage du corps au travers des vitres fermées, je demande:
— Vous allez par là?
— Oui, me réponds sa tête.
— C'est donc volontiers que je vous suis, racontent mes deux mains et mon sourire.
Je fais la montée derrière lui avec un air béat et la jubilation au coeur: un ange avec un chasse-neige! Trop fort!
À un moment, il va à droite, moi à gauche. Bah, le plus dur est fait, ici, la route est plate. J'arrive à la bifurcation du dernier tronçon: cent cinquante mètres d'un chemin en pente au bout duquel j'habite. Mais je me plante sur les dix premiers mètres. Pourquoi? J'ai vu la voisine, je veux la saluer et lui demander si, au cas où je n'arrive pas à grimper, je peux squatter son parking.
—T'aurais pas dû t'arrêter, qu'elle me dit, d'un ton un peu bougon.
Moi qui m'étais arrêtée pour un salut joyeux... Et puis elle n'est que moyennement accueillante pour le parking: elles attendent du monde demain matin pour un atelier, elles ont besoin de toute la place. Re-bouh.
Mon état d'âme est mitigé: à la fois jubilatoire d'être arrivée jusqu'ici avec une facilité déconcertante, le chemin tracé par un ange et son chasse-neige, et remplie de doutes et de craintes; j'ai besoin de preuves, j'ai des pensées parasites pratiquement conscientes du genre: «c'est pas possible, c'est trop beau, ça se peut pas, je suis mauvaise sur la neige, nulle avec la marche arrière», etc. Des programmations bien ancrées, bien stupides, par ailleurs, quand je les mettrai en conscience.
Je veux faire marche arrière pour reprendre de l'élan mais, les pensées négatives ayant complètement pris le dessus, c'est à deux doigts que je me mette dans le fossé. Je sors de la voiture, cette fois, j'ai peur. «Au secours, quelqu'un!» Les voisines arrivent à la rescousse, on va appeler Claude, …Claude comment, déjà? Pas le temps de trouver, l'ange au chasse-neige est de retour. Lui, une sangle et son gros tracteur me sortent de l'ornière. Je ressens une totale gratitude, plein d'amour, …tellement qu'il en rougit. Et c'est pas le froid, parce que je l'ai vu changer de couleur avec mon gros «mmmmille mercis» en provenance du fond de mon coeur.
L'ange déclare qu'il va dégager la montée. Yéééé. Je crois avoir compris qu'il avait prévu de faire l'autre route avant celle-là. Plus de gratitude encore envers lui et l'univers. Je le suis, une fois encore, mais une plaque de verglas fait riper mes pneus à vingt-cinq mètres de la maison. Là, je devient blonde. Les pensées négatives sont nettes et conscientes: «J'ai peur, je n'y arriverai plus, je vais faire n'importe quoi». À l'inverse, le fils du voisin, arrivé et bloqué derrière moi, déclare que c'est très facile, il vient de l'autre versan de la montagne, rien n'est dégagé, il a les mêmes pneus neige que moi, pas de souci, je vais y arriver. Non, je reste bloquée sur ma négativité. Je lui propose de prendre mon volant, ce qu'il fait, et il stoppe ma voiture juste avant les derniers quinze mètres non déblayés devant ma maison.
Je n'aurais qu'à faire une marche arrière dans la neige fraîche pour la parquer correctement, mais je ne discerne même plus cette facilité, je suis focalisée sur l'idée qu'il faut attendre le chasse-neige. À tel point que même la nouvelle voisine, sortie pour guetter le chasse-neige et s'assurer qu'il déblaye nos quinze mètres, ne voit pas non plus cette possiblité et abonde dans ma décision de laisser ici ma voiture: plantée au milieu de la route qui dessert encore trois maisons plus haut. Je rentre me mettre au chaud, submergée d'émotions dichotomiques. Je n'arrive vraiment pas à savoir si je suis joyeuse ou frustrée de cette expérience.
Deux heures plus tard, la voisine de plus haut vient râler que je lui bloque la route. Je ne m'étais pas rendue compte que ma voiture allait briser son élan et qu'à son tour, elle est maintenant plantée. Toujours dans une croyance d'échec et d'être mauvaise à conduire dans la neige, je prends le volant pour cette simple marche arrière et …je me plante une fois de plus sur la mini congère à franchir entre la route déblayée et mon chemin plein de poudreuse. Il y a une seule petite plaque de verglas, j'aurais pu la passer avec un peu d'élan, mais je n'ose plus rien et je crée exactement ce à quoi je crois: un nouveau plantage.
La nouvelle voisine me vient en aide, pendant l'autre voisine de plus haut, de mauvais poil, fait demi-tour et remonte chez elle en marche arrière, ma voiture étant suffisamment dégagée pour qu'elle puisse passer. Elle est manifestement tout à fait sûre d'elle, j'ai le sentiment que sa mauvaise humeur a même renforcé ses capacités de conductrice. Je note inconsciement la différence entre son attitude et la mienne: elle a tout pour y arriver, moi, tout pour échouer. La loi de l'attraction en pleine action!
Désormais bien parquée, ma voiture laisse la place au chasse-neige qui arrivera tôt le lendemain matin. Je déclare en riant que «je ne bouge plus jusqu'au printemps».
Mh…
Et puis je constate le résultat.
J'ai expérimenté EXACTEMENT ce que j'émettais. Résultat: je ne suis pas contente de moi, je n'aime pas du tout ce rôle de pétasse au volant dès que les conditions sont un peu difficiles. En fait, c'est la voisine de plus haut qui m'énerve bien! Comment elle a fait demi-tour et elle est rentrée chez elle! Je suis jalouse.
Dont acte: je décide de changer cela et je commence par effacer «jusqu'au printemps». Et puis, il existe quelque part en moi une conductrice de rallye qui non seulement maîtrise parfaitement son véhicule, mais se prend un pied gigantesque à conduire sur la neige. Pourquoi pas? Je me glisse maintenant dans sa peau et, désormais, quelles que soient les conditions de route, je passerai! C'est dit!
Et puis je vais aller m'acheter des chaînes de la bonne taille.
mardi 28 août 2012
Les petite aiguilles
Et puis il a craché son venin une dernière fois. Dans un dernier soupir, il a dit: "faites qu'elle ne vienne pas", car celle qui l'avait remplacée, "la passion encore à vivre" pour laquelle il l'avait répudiée eût été mal à l'aise de sa présence d'épouse toujours légitime.
Et tous, par respect pour les dernières volontés d'un moribond, ont tu la nouvelle. Ainsi, tous se sont rendus complices d'un ultime mépris; et l'autre a pu se vivre veuve éplorée en toute quiétude et grandes eaux. Inconscients du mal qu'ils ont fait, croyant bien faire, recueillis dans la peine de la perte du cher disparu. La peine de la perte ou la peur de leur propre mort? Les enterrements font souvent cet effet-là.
Les fulgurantes et minuscules aiguilles du mépris sont venues se ficher son coeur; elle avait baissé sa garde, elle ne s'y attendait plus. Elle se croyait à l'abri, au loin, d'une blessure encore possible, alors elle ne s'est pas méfiée de ces petites pointes rouges, au début. Quand elles ont chauffé, ah oui, elle a retrouvé d'un coup la sensation. La séparation brutale, les mots durs, les mensonges, la manipulation et la mauvaise foi. La douleur, ah, cette douleur qui n'en finissait pas!
Elle a été envahie d'une grande tristesse face à l'image virtuelle des amis et de la famille, unis dans cet ultime conspiration contre elle. Mais pourquoi tant de haine?
Et puis la douleur s'est calmée.
Du bout des ongles, elle a attrapé les petites aiguilles une à une et les a délicatement retirées de son coeur. Elles étaient si petites et si brûlantes qu'elles ont instantanément cautérisé la plaie, et pas une goutte de sang n'a été gaspillée. Elle les a placées dans la poubelle en souriant.
Elle a levé la tête, elle a trouvé qu'il faisait vraiment radieux. Elle a inspiré l'air doux à plein poumons. Les petites aiguilles étaient déjà du passé.
mercredi 25 juillet 2012
Avaaz
Ah, un mail d'alerte pour une pétition Avaaz! Je lis : c'est pour sauver les baleines, ou empêcher que l'arctique devienne un champ de pétrole, ou pour sauver toujours et encore la forêt amazonienne. C'est rare que la cause ne me motive pas.
Me voilà sur la page de signature. J'ai un compte de longue date, j'entre la première lettre de mon adresse e-mail et elle apparaît dans le champ. Je clique sur le bouton send et je mets mon menton dans ma main: pendant plusieurs minutes, je vais voir passer d'abord mon nom, avec le pays et le petit drapeau et le moment où j'ai signé: «just now». Et ça va passer à «5 seconds ago», chassée par les suivants dont les noms et les pays s'affichent seconde par seconde…
Justin Scavo, Italy, Pedro Alcamar, Argentina, Mike McMillan, United Kingdom, Marie Labonté, Canada… Je les vois défiler et je les imagine, à l'instant, derrière leur ordinateur, dans un coin de leur pays. Ils sont comme moi à regarder défiler leur nom et ceux des autres signataires. Je me fais un tour du monde virtuel des co-signataires.
Je reste hypnotisée par le défilé, savourant l'idée que derrière chaque nom qui s'affiche, il y a un être humain mobilisé par une cause. Je me balade d'un continent à l'autre, c'est planant. Je suis parfois restée ainsi fascinée, de longues minutes, et à chaque fois que je reviens signer, je recommence, je ne m'en lasse pas.
Avaaz, c'est non seulement bien, c'est aussi très amusant.
(Dites-moi pas que vous faites pas exactement pareil !)
mercredi 23 mai 2012
Émergence
C'est ce matin seulement que je prends conscience de ce que j'ai vécu hier soir, en regardant l'émission de Taddéi. Cette chose que j'attends depuis toujours sans avoir su, pendant longtemps, que je l'attendais, se manifeste jusque sur FR3: l'émergence du nouveau monde.
J'étais dychotomique pourtant. À deux doigts de fermer le poste, tellement je m'ennuyais, non… je ne m'ennuyais pas, comment dire… je n'accrochais pas. Il se disait à la fois des lieux communs assommants sur un sujet que je trouvais déjà grotesque: la parité homme-femme en politique et en général. Si on veut imposer des quotas, pourquoi pas alors la parité en tout et partout? Cette question est tellement stupide que j'en étais agacée: peu importe la tâche, que la meilleure personne qui possède le talent et l'envie de le faire le fasse, qu'elle soit homme, femme, blanche, black, hétéro, homo, grande, petite, les yeux bleus et le nez au milieu de la figure….
Je n'ai donc écouté le sujet que d'une oreille, zappant en attendant la suite. J'ai tout de même observé quelque chose de nouveau: une lumière chez certains, une vibrations différente. Un discours clair chez cette jeune ministre, belle, qui s'exprimait impeccablement. Mais que disait-elle au juste? Elle semblait restituer une programmation et à la fois, il y avait quelque chose de sincère chez elle, mais encore comprimé. Fanny Cottençon —j'aime bien cette femme)— peinait à exprimer ses idées dont je percevais pourtant la substance.
Et puis ce sujet laborieux sur l'OTAN qui partait dans tous les sens. Pendant de longues minutes, les gens ne parlaient pas ensemble, mais chacun pour soi, pourtant attentifs à ne pas déclencher la controverse. Ça n'était pas pur égoïsme ou arrogance, on sentait de la considération, comme si le plus important n'était pas de dire, mais de dire sans heurter. De quoi parlait-on au juste? Bref, la mayonnaise ne prenait pas,Et puis l'un des invités jette un pavé dans la mare,il cause intelligible et substantiel. Tranquillement alors, la mayonnaise prend. Le bois de la langue est consumé, on parle vrai sur le plateau. Timidement, mais sans crainte. On fait allusion à ce qu'il vient de dire en l'appelant assez chaleureusement par son prénom, alors que les autres invités restent "Monsieur" ou "Madame Machin". Comme s'il était le familier de tous… Attendrissant.
Il règne une énergie nouvelle, celle de la victoire de la lumière sur l'ombre, cette ombre désactivée au point de ne plus être capable de réagir. Quand la nana de l'OTAN dit qu'il a "tout de nême protégé 900 millions de gens" et que l'invité au prénom demande "contre qui?", elle reste bouche bée. Incapable de répondre, car cette question n'est pas prévue dans son formatage. Si ce n'était si grave, c'en serait drôle. D'ailleurs, elle a l'air d'un homme, cette femme. Quand elle ouvre la bouche, je m'attends à entendre une voix grave, un discours bulldozer, or, elle est toute douce et en retrait.
Ce n'était déjà plus un débat, c'était le tranquille établissement de la vérité dans un média, un soir, tard. Sans haine et sans crainte. Le dire vrai. Car le dire faux est mort. Plus d'énergie à disposition pour lui, les fréquences ont augmenté, les mots pour les mensonges n'existeront bientôt plus. C'est ça que j'ai vu hier soir sur ce plateau à l'étrange ambiance. Ça devient vraiment pénible de maintenir et justifier les mensonges alors que la vérité s'impose avec naturel et aisance.
Enfin, "aisance", pas tout à fait encore. On sent le truc rouillé, courbaturé. Ce qui a été dit hier soir était pataud, confus, souvent contradictoire, c'étaient des pièces de puzzle fautives: on croit que c'est la bonne au bon endroit pour se rendre compte qu'elle ne croche pas vraiment.
C'est pas tant ce qui a été dit hier soir, qui était jubilatoire, que comment c'était dit. La nouvelle vibration du verbe.
Il pourrait bien être encore mieux que dans nos rêves les plus délirants, ce nouveau monde. Mieux on est conscient de le tricoter, une maille à l'endroit l'un, une maille à l'envers, plus beau sera l'oeuvre au final. —Ah oui, tiens, je laisse "oeuvre" au masculin, pour qu'il devienne "chef" …Chef d'oeuvre, aboutissement, accomplissement collectif.
Dans le chaos ambiant émerge cette nouvelle lumière: celle sans ombre.
J'adore 2012!
lundi 21 mai 2012
Histoire d'ondes
Hop, sur une impulsion, cet après-midi, je m'arrête au centre commercial: des jours que je veux le faire pour y acheter des habits neufs. Satisfaite de mes achats, je fais quelques emplettes alimentaires et, d'un pas nonchalant, (j'ai décidé de prendre du temps pour moi), je reprends ma voiture pour m'en retourner dans mes pénates.
Titine démarre, joyeuse, elle fait 30 mètres dans le parking et BAM, elle stoppe. Elle tousse, s'étouffe mais ne redémarre pas. Titine est une vieille dame de 185'372 kilomètres qui est un peu usée. Je la sollicite tout de même, mais non, tous les voyants ad hoc au tableau de bord sont formels: panne.
Téléphone au dépanneur qui arrive dans l'heure. Un jeune homme charmant. Il ausculte Titine, lui demande d'ouvrir la bouche, de tirer la langue et de faire "aaaaah" et de tousser. Ce qu'elle fait très volontiers. Après examen complet, le spécialiste diagnostique la pompe à essence. On va pour sortir Titine du parking et l'embarquer sur la dépanneuse qu'il a laissée à l'extérieur, le parking étant trop bas de plafond pour elle. Le jeune homme charmant pousse pendant que je manoeuvre. Un gars de la sécurité du parking arrive, il a vu sur sa caméra espionne du parking qu'il y a un pataquès au premier étage, et il vient faire de l'ordre. Il propose son aide pour pousser, c'est pas de refus dit l'homme jeune et charmant mais pas bien gros avec pas tellement de muscles pour pousser Titine tout seul.
Arrivés en haut de la rampe, on change: charmant homme jeune prend le volant pour manoeuvrer Titine en roues libres. Une voiture avec boîte automatique, suspension hydro-pneumatique, directions assistée, sièges en cuir ET alcantara, quand le moteur ne fonctionne pas, c'est pas z'aisé à manoeuvrer. Le jeune et charmant homme laisse donc Titine glisser sur la rampe, arrive au rez-de-chaussée et file vers la sortie du parking grâce à l'élan.
Jeune Homme, Charmant de son prénom, teste encore le moteur. Un coup de tournevis sur un truc mécanique, là, sur le dessus, puis "pompe à essence", commente-t-il, puis il triture les fusibles et ça empire: le voyant de clef, sage jusqu'ici, s'illumine à son tour. Alors là, c'est la dèche! Parce que ça veut dire que l'électronique s'en mêle: JHC (Jeune Homme Charmant) m'explique que le code de ma clef est lié à l'injection d'essence, que quand Titine reconnaît ledit code comme le sésame magique, la pompe est déverouillée et le moteur peut être désaltéré. C'est le principe de cet antivol. Il est vraiment charmant ce jeune homme qui m'explique tout comme si je n'étais pas une femme, peut-être blonde qui, par définition, ne comprend rien aux voitures. En plus, réellement, je comprends ce qu'il m'explique, sûrement parce que je ne suis pas blonde. Je vis un moment …charmant. Il ajoute qu'il y a des ondes dans cet endroit et qu'il est possible que ça parasite le code de la clef.
Il passe un grand moment à chercher la solution, le jeune homme (charmant au demeurant), parce que si le voyant de clef est allumé, c'est pas la pompe à essence, c'est autre chose, cette panne. Il enlève les fusibles les uns après les autres et me demande de lui dire dès (si?) le voyant de la clef s'éteint. Quand c'est le cas, je dis ça y est, c'est éteint. C'est éteint, me demande-t-il? C'est éteint, je répète.
Il tourne la clef dans le contact, Titine démarre. Je suis contente, mais le jeune homme est perplexe, — tout en restant parfaitement charmant. Il dit c'est pas du tout normal. Il tient le fusible à la main et déclare que sans lui, ça ne devrait pas marcher. Il coupe le contact, remet le fusible, Titine redémarre, pareil. Avec ou sans fusible, elle est guillerette, maintenant, Titine!
Renseignements pris auprès du "guide de la Titine pour les nuls", le fusible qu'il a retiré est celui ...des phares anti-brouillards! Rien à voir avec le code, l'essence ni le charme du jeune homme qui est de plus en plus troublé et perplexe.
Au bout d'un grand moment et d'un grand nombre de fois où JHC dit c'est pas normal, c'est pas normal, on finit par signer la paperasserie à signer dans de tels cas, et comme nous allons dans la même direction, il me dit qu'il va me suivre un moment. On se dit néanmoins au revoir et merci au cas où on ne se reverrait pas… Je roule 35 mètres, BAM, Titine tousse et s'arrête. Il se met sur le côté, je ressaye le contact, Titine redémarre.
Le charmant jeune homme déclare: "il faut quitter cet endroit avec ces ondes"…
Dont acte immédiat.
Plus aucune quinte de toux après avoir quitté l'endroit avec les ondes et dix minutes plus tard, quand je file à droite et que le jeune homme charmant continue tout droit sur sa route, on se fait des signes joyeux et charmants.
J'arrive à mes pénates et je gare Titine contre la maison, comme d'habitude, histoire d'éviter les interférences avec la grande antenne sur le sommet de la montagne, là, à un kilomètre à vol d'oiseau, ce que je fais depuis que le code de la clef a été parasité par elle.
Parce que cette toux qu'elle a, Titine, en fait, c'est une allergie à certaines ondes. Le diagnostic est confirmé.
Tu parles d'un électrosmog! Je vais lui tricoter une cage de Faraday, à Titine, je crois.
jeudi 10 mai 2012
Ça n'arrivera jamais!
Trois fois, rien qu'aujourd'hui, j'ai entendu : "Un monde parfait, d'amour et d'harmonie, ça n'arrivera jamais, ça n'existe pas dans la nature, avant de changer les mentalités, l'eau va couler sous les ponts". Trois fois dans la même journée, et très souvent dans les conversations quand on parle d'un rêve de paix et d'amour.
Mais comment peuvent-ils être si sûrs?
Auraient-ils peur d'un monde de paix?
Mais comment peuvent-ils être si sûrs?
Auraient-ils peur d'un monde de paix?
Inscription à :
Articles (Atom)
