DIMANCHE
Journée sauvetages, ce dimanche.
Deux amies sont venues passer la journée, et je leur fait voir la maison. Dans le WC du rez-de-chaussée, il y a une énooooooOOOOoooorme araignée dans le lavabo depuis hier soir. J'ai eu beau lui demander de s'en aller, elle est toujours là ce matin et me fait remarquer qu'elle a pas réussi à s'extirper de cette endroit glissant. Bon. Je me décide à la retirer, quand je me rappelle que Françoise a crâné récemment qu'elle était cap de faire ça. D'entrée, je l'invite à me rendre ce service et deux minutes plus tard, Madame Araignée gambade joyeusement sur la pelouse dehors.
Il me semble que le poulailler d'Isabella est encore fermé, nous allons toutes les trois l'ouvrir. Ah ben non, c'est ouvert. On en profite pour dire bonjour aux chèvres et on s'en retourne manger sur la terrasse. Plus tard, une chèvre mène le bal et attire notre attention. Françoise pense que la chèvre qui nous a saluées tout à l'heure semble coincée dans le grillage. On décide qu'on ira après le café. Encore un moment, et la petite chèvre grimpe sur la barrière entre les parcelles des maisons voisines et bêle à tue-tête. OK, on y va, on y va !
Biquette a passé sa tête dans un trou du grillage et les cornes l'empêchent de se retirer. Elle est comme dans un joug, seule occupation possible : raser la végétation jusqu'à la terre sur 20 cm2, ce qu'elle a fait. A trois, nous la dégageons, et elle nous remercie en tournant autour de nous pendant quelques minutes.
Sinon, les familles félines et volaille vont bien. Tout rentre dans l'ordre. Willy m'attend au bord de la grange aux heures des repas et mange goulûment. Je remplis régulièrement les gamelles.
Poulette a à nouveau pondu son œuf et n'ose pas descendre. En fin de journée, je vais la chercher et la pose avec ses copines. La blonde s'affole et part en courant. Cette poule-là est bête : elle sort en dernier et court comme une folle pour rejoindre les autres en se trompant de côté de la barrière, par exemple, ou elle part dans l'autre sens quand je jette des graines. A la première de ces attitudes, j'ai pensé en rigolant : "Qu'est-ce qu'elle est blonde, celle-là !" C'est celle qui courra devant une voiture à perdre haleine sans avoir l'idée de se mettre de côté…
A l'étage, Pim et Pam commencent à jouer et à manger dans leur gamelle. Ils sont mignons à croquer, roux avec des yeux bleus.
Patyji, Gourou Indien
Le paradis TERRESTRE... Si on s'y mettait ?
lundi 1 août 2011
samedi 30 juillet 2011
Grattavache - 3
SAMEDI
Réveillée tôt, —6h15—, je vais ouvrir le poulailler et retourne sous la couette avec un bon café. Plus tard, je vais faire la tournée du matin, et j'ai un choc ! Retour de Poulette ! Elle est installée sur un lit de paille, cool, relax.
Tant mieux ! Je préfère ! J'ai une pensée de compassion pour la nuit qu'elle a passée dehors, mais tout est bien qui finit bien.
Tourabi me tourne autour, je comprends qu'elle veut que je donne des croquettes à ses petits. OK, message reçu. Quand je pose la gamelle, c'est elle qui se précipite pour les manger. Ah bravo ! Mais elle me répond télépathiquement qu'elle montre l'exemple à ses petits. Bon, d'accord.
Dans la matinée, je trouve Poulette dans la grange. En fait, c'est une soupente remplie de foin pour les chevaux où les poules font leurs oeufs et où la famille chat Delagrange habite temporairement, jusqu'à la majorité des enfants. Comment est-elle montée là-haut ? Cette poule boiteuse a des dons de teletransportation, c'est pas possible autrement !
Dans l'après-midi, comme il fait beau, je nettoie la terrasse et demande instamment à la famille Poulaille de ne plus s'y promener, et d'aller déjecter ailleurs. Ça marche moyennement, mais comme je le demande à haute voix plusieurs fois, elles s'en vont à chaque fois, apeurée par le niveau sonore, et non pas accédant à ma demande…
Tournée du soir : je récupère Poulette. Manifestement, elle n'a pas réussi à descendre seule, elle a passé l'après-midi là-haut, — elles ont l'habitude, après avoir pondu, de hurler un bon coup tout en volant de la soupente sur la terrasse. Je lui colle une couche d'argile sur sa patte, et la met dans le poulailler.
Quand je donne à manger aux Delagrange, Willy se rue dessus. Il a son gros ventre, est-il toujours bourré de vers? Ou est-ce le retard de nutrition? Normalement, avec l'injection vermifuge du vétérinaire, il aurait dû les évacuer déjà. Comme il se laisse approcher, je lui remets de la pommade dans les yeux. Il proteste un peu, mais fonce à nouveau sur la gamelle dès que je le lâche. Il a nettement plus de force pour se débattre.
Je récolte 4 oeufs, remercie la famille Poulaille et souhaite une bonne nuit à tout le monde.
Dans la soirée, dans ma chambre, j'ai droit à une courte visite de Tigrou. Ce chat ne m'encadre pas depuis le début. Je dors dans le lit qu'il occupait, il ne semble pas lui venir à l'idée qu'on puisse partager... Il boude, je crois. Ma tête ne lui revient pas. Il vit ailleurs la journée, il ne dort plus dans cette chambre, et je ne suis pas sûre que ce soit bien lui qui mange la viande que je lui met dans sa gamelle. Ça me fait rire... Dommage, j'ai plein d'affection pour ce magnifique chat léonin.
Ce matin, j'ai surpris un membre de la famille Sauvage qui s'est tiré en quatrième vitesse du salon quand je suis descendue. Ce soir, je pense à fermer la porte. Il peut bien venir dans la cuisine, mais le salon, hé, ho… chat "sauvage" on a dit. Pas pantouflard. — Pis quoi, encore, la télé, peut-être ?
La nuit descend sur ce petit coin de paradis animalier.
Réveillée tôt, —6h15—, je vais ouvrir le poulailler et retourne sous la couette avec un bon café. Plus tard, je vais faire la tournée du matin, et j'ai un choc ! Retour de Poulette ! Elle est installée sur un lit de paille, cool, relax.
Tant mieux ! Je préfère ! J'ai une pensée de compassion pour la nuit qu'elle a passée dehors, mais tout est bien qui finit bien.
Tourabi me tourne autour, je comprends qu'elle veut que je donne des croquettes à ses petits. OK, message reçu. Quand je pose la gamelle, c'est elle qui se précipite pour les manger. Ah bravo ! Mais elle me répond télépathiquement qu'elle montre l'exemple à ses petits. Bon, d'accord.
Dans la matinée, je trouve Poulette dans la grange. En fait, c'est une soupente remplie de foin pour les chevaux où les poules font leurs oeufs et où la famille chat Delagrange habite temporairement, jusqu'à la majorité des enfants. Comment est-elle montée là-haut ? Cette poule boiteuse a des dons de teletransportation, c'est pas possible autrement !
Dans l'après-midi, comme il fait beau, je nettoie la terrasse et demande instamment à la famille Poulaille de ne plus s'y promener, et d'aller déjecter ailleurs. Ça marche moyennement, mais comme je le demande à haute voix plusieurs fois, elles s'en vont à chaque fois, apeurée par le niveau sonore, et non pas accédant à ma demande…
Tournée du soir : je récupère Poulette. Manifestement, elle n'a pas réussi à descendre seule, elle a passé l'après-midi là-haut, — elles ont l'habitude, après avoir pondu, de hurler un bon coup tout en volant de la soupente sur la terrasse. Je lui colle une couche d'argile sur sa patte, et la met dans le poulailler.
Quand je donne à manger aux Delagrange, Willy se rue dessus. Il a son gros ventre, est-il toujours bourré de vers? Ou est-ce le retard de nutrition? Normalement, avec l'injection vermifuge du vétérinaire, il aurait dû les évacuer déjà. Comme il se laisse approcher, je lui remets de la pommade dans les yeux. Il proteste un peu, mais fonce à nouveau sur la gamelle dès que je le lâche. Il a nettement plus de force pour se débattre.
Je récolte 4 oeufs, remercie la famille Poulaille et souhaite une bonne nuit à tout le monde.
Dans la soirée, dans ma chambre, j'ai droit à une courte visite de Tigrou. Ce chat ne m'encadre pas depuis le début. Je dors dans le lit qu'il occupait, il ne semble pas lui venir à l'idée qu'on puisse partager... Il boude, je crois. Ma tête ne lui revient pas. Il vit ailleurs la journée, il ne dort plus dans cette chambre, et je ne suis pas sûre que ce soit bien lui qui mange la viande que je lui met dans sa gamelle. Ça me fait rire... Dommage, j'ai plein d'affection pour ce magnifique chat léonin.
Ce matin, j'ai surpris un membre de la famille Sauvage qui s'est tiré en quatrième vitesse du salon quand je suis descendue. Ce soir, je pense à fermer la porte. Il peut bien venir dans la cuisine, mais le salon, hé, ho… chat "sauvage" on a dit. Pas pantouflard. — Pis quoi, encore, la télé, peut-être ?
La nuit descend sur ce petit coin de paradis animalier.
vendredi 29 juillet 2011
Grattavache - 2
JEUDI MATIN
Famille Delagrange :
Des prénoms sont venus spontanément. Pour la petite chatte : Lady, et Willy pour le mâle. Alors que je donne à manger aux chats adultes sur la table, Willy vient miauler au bord de la terrasse. "J'ai faim". Ouééé. Il va mieux. Je lui donne pâtée et médicaments, et Lady s'approche, alléchée par l'odeur. Elle ne se laisse pas attraper, mais je vois que ses yeux vont mieux, bien qu'ils coulent encore. Depuis le début, je leur répète que s'ils veulent des soins, ils doivent se laisser attraper. Plus tard, je vois que Lady mange aussi la pâtée médicamentée, mais Willy, affamé, va plus vite et mange sa part. Mais j'ai approché et elle s'est réfugiée sous des poutres. Je lui prépare une pâtée à son attention que je lui glisse sous la poutre. Willy se laisse caresser et je lui demande s'il veut vivre. Il entend la question, ne se l'était pas posée, et la réponse est plutôt positive. Je sens que de l'avoir posée lui insuffle un meilleur désir de vivre.
Réserves de croquettes et de granules dans l'eau, et hop, la famille Delagrange est parée pour la journée.
Famille Poulaille :
Oups, je me rends compte que j'ai totalement oublié les poules voisines hier soir, et je vois que la porte est fermée ce matin. Bon. Ce soir, j'y penserai !
Hier, Poulette est vite retournée s'installer dans le poulailler. Dans l'après-midi, je lui ai mis l'argile, elle a trouvé cela surprenant, rigolo et soulageant. Ce matin, je la sors, le coq lui saute dessus, et elle rentre assez vite à nouveau dans le poulailler. Je la mets dans son panier et j'ai une petite conversation avec elle. Je demande si "cette poule veut vivre". Je ne sais pas pourquoi je ne lui demande pas directement, je demande à la Vie, je crois. Réponse : oui. OK, alors je sens de faire un soin vibratoire. J'appelle St-Germain, St François d'Assise, la déva des poules et je créé un vortex sur son panier. Je demande juste la dose pour l'aider et c'est un joli filet mauve-violet qui apparaît. J'ancre le vortex et l'intention, je dis à Poulette qu'elle doit manger et boire, et bouger un peu.
Un moment plus tard, je jette un oeil, je la vois manger. Ah bon! Je craignais qu'elle ne se laisse dépérir. Et plus tard encore, je la vois nettement plus en forme, redressée, le cou droit. L'impression d'une nouvelle force en elle. A la tournée du soir, Poulette semble se maintenir, je lui remets de l'argile et elle rentre dans le poulailler. Je vérifier les poules de la voisine, la porte est fermée. Parfait, tout est en ordre.
Willy se rue sur la nourriture, je peux ainsi vérifier qu'il mange toute la dose de médicaments avec sa pâtée. Idem pour Lady un peu plus tard. C'est bien, c'est encore une journée de gagnée à pouvoir leur prodiguer des soins.
Pim et Pam Dumanoir sont encore très patauds pour jouer, néanmoins, je les stimule un moment. Tourabi me regarde de travers, elle ne sait pas si elle est énervée ou contente de ma présence. Quand je la gratifie d'un gros câlin, elle décide qu'elle est contente. Je discute avec elle et lui demande de me dire clairement à quel moment il faudra compléter la nourriture de ses petits. Elle me dit "qu'elle s'occupe très bien d'eux". Bon !
Ce sera tout pour aujourd'hui.
VENDREDI
Les chatons Delagrange sont bien plus vaillants et il me vient "qu'ils sont sortis d'affaire". Leur mère leur pique les croquettes Junior sans vergogne, tant pis, il y en a assez, je remplis les gamelles tout au long de la journée. Il a plu hier, et ce matin, un rayon de soleil vient faire rayonner les flaques d'eau. Ce matin, pas de pommade dans les yeux. Ils sont encore un peu vitreux, mais Willy tremble tellement quand je le traite que je décide de lui ficher la paix. Quant à Lady, impossible de l'attraper. J'arrive cependant à lui glisser une gamelle particulière avec dose de vitamines que je peux vérifier qu'elle mange bien.
Je sors Poulette qui semble de plus en plus inerte. Je la stimule un peu, la pose dans l'herbe fraîche. Elle se tient sur une patte et garde l'autre repliée. Elle est figée sur place, je suis inquiète, je me demande si elle souffre… Soudain, elle pose un gros caca et s'en va en boitillant. Elle suit les autres poules. Jusqu'ici, dès qu'elle était dehors, elle n'avait qu'un but : retourner au poulailler. Le coq la saute un petit coup, je lui fais abréger, l'engueule un peu, vilain macho, tu vois pas qu'elle est mal en point ? En même temps, on dirait que c'est une marque de considération, alors bon. Que sais-je au juste du comportement de la volaille ? En tous cas, elle bouge, et il me semble que c'est bon signe. Elle se met même à picorer l'herbe saturée de rosée.
Dans l'après-midi, Poulette est retournée au poulailler. J'ai laissé la porte de côté ouverte pour qu'elle ait de la lumière, il me semble que c'est plus guérisseur.
Fin de journée, trois oeufs dans le fond de la grange. Merci la famille Poulaille ! Une nouvelle pâtée individuelle pour Willy, mais pas moyen d'atteindre Lady. Willy n'a pas peur du tout, il mange pendant que je le regarde. Ce qui fait fuir sa mère qui se rue sur sa portion de nourriture. Elle doit avoir faim et elle aussi, pourtant, je remplis régulièrement les croquettes pour les chats sauvages. Qui ne vont plus l'être si je continue à les nourrir ainsi ! Il faut dire qu'ils sont nombreux et que la nature alentour ne doit pas regorger de petits animaux en suffisance pour eux tous… Willy et Lady vont nettement mieux, il s'agit pour eux de rattraper leur retard, désormais.
Devant la table de la terrasse, il y a une chaise avec un placet en tissu. Quand tout est tranquille, les chatons du dehors se pelotonnent à plusieurs, et fuient à toute vitesse dès que j'arrive pour ouvrir la porte. C'est à mourir de rire !
Plus tard, je vais pour fermer le poulailler, surprise : Poulette manque à l'appel. Je fais le tour des alentours, rien ! Volaille volatilisée ! C'est à n'y rien comprendre ! Je fais plusieurs fois le tour, et une fois encore en début de soirée : rien de rien. Je ne vais pas m'affoler, je crois qu'elle a choisi son destin, bien que je n'arrive pas du tout à me figurer ce qui a pu lui arriver. Nous avions convenu avec mon amie que si son heure arrivait, je n'irai pas payer un vétérinaire pour l'euthanasier, mais plutôt offrir au voisin de la déguster sur sa table familiale. Ici, bien sûr, impossible de la manger après lui avoir donné des soins. Ce n'est pas très attachant, une poule, mais tout de même…
Je m'endors tout de même perplexe quant à ce qui a pu lui arriver.
jeudi 28 juillet 2011
Grattavache - 1
Des amis sont partis en vacances et je garde la maison, les poules et les chats. Il y a cinq poules blanches et un coq, l'une d'entre elle s'est blessé une patte et on tente un sauvetage pour lui éviter la casserole. — Si on devait en arriver là, c'est sûr qu'elle irait dans une casserole voisine, après quelques heures, l'idée de la manger m'est déjà insupportable.
Il y a une ribambelle de chat semi-sauvages : ils courent autour de la ferme, les mâles ont été castrés, on leur donne des croquettes sur une table de la terrasse prévue pour les animaux, mais c'est évidemment pas assez pour tout le monde. Comme c'est la saison, il y a des chatons.
Trois familles félines :
1. Famille Tadebois (ils sont nés sur le tas de bois), ils sont adorables, tout le monde va bien.
2. Famille Delagrange —devinez où ils sont nés?— et là, c'est une autre histoire. Un frère et une soeur, malades comme des chiens. Coryza, malnutrition. Leur mère est une très jeune chatte d'un an qui semble n'avoir déjà plus de lait. Visite chez le vétérinaire juste avant le départ de mon amie, injections d'antibiotiques, vaccin et cocktail de vitamines, on les encourage. Ce qui serait bien, ces prochains jours, c'est de pouvoir leur mettre de la pommade dans les yeux et médecine et vitamines dans la nourriture. Ces chats sont sauvages, il a fallu qu'ils soient vraiment mal en point pour qu'on les attrape pour aller chez le vétérinaire. Donc, je ferai mon possible en espérant qu'il ne soit impossible.
3. Famille Dumanoir. Un couple de chats domestiques, Tigrou, mâle castré, et Tourabi, femelle coureuse qui vient de donner naissance à trois chatons dont un mort-né. Ils sont dans une chambre de la maison et viennent de sortir du cartons par la porte coupée dans un des panneaux.
Ma mission, puisque je l'ai acceptée : Ouvrir et fermer le poulailler matin et soir —et aussi celui de la voisine si elle n'est pas là— nourrir les poules et traiter la patte blessée de Poulette. Nettoyer le poulailler quand il sera trop crade. Remplir les mangeoires des chats, vérifier que tout le monde ait à boire. Traiter les petits Delagrange et câliner les petits Dumanoir tous les jours pour les habituer à la présence humaine en vue d'adoption ultérieure. Nourrir Lord et Lady Dumanoir dans la cuisine, récolter les oeufs, les manger.
Vivent les vacances !
Après un dernier tour de coaching, mes amis embarquent dans leur voiture, me voilà aux commandes.Capable de communication avec les animaux, je vais pouvoir expérimenter pendant trois semaines...
MERCREDI APRÈS-MIDI
J'ai réussi à attraper le petit Delagrange pour le nourrir et lui mettre la pommade dans les yeux, mais sa soeur s'enfuit dès que j'approche. Je leur dit clairement à tous deux que s'ils veulent des soins, ils doivent se laisser attraper.
Je vais voir au fond de la grange : 7 oeufs offerts par la famille Poulaille. Merci !!
Plus tard, je sens exactement à quelle heure les poules rentrent. J'ai capté ce moment de la course du soleil… Je ne sais pas ce qui m'a alertée, une impression de bascule. Etait-ce pile le moment où le soleil passait derrière l'horizon ? Possible. Pas pu vérifier, c'était couvert. Je suis allée voir, effectivement, Monsieur Coq appelait ses cocottes. Comme c'était pas dans la minute qu'elles ont répondu à l'appel, j'ai remis à plus tard de fermer le poulailler. J'y ai repensé un peu tard et j'ai failli oublier Poulette (malade) dehors. J'y ai pensé alors qu'il ne faisait pas encore nuit. Ouf.
PS : Grattavache est le nom du village où se déroulent les événements
Il y a une ribambelle de chat semi-sauvages : ils courent autour de la ferme, les mâles ont été castrés, on leur donne des croquettes sur une table de la terrasse prévue pour les animaux, mais c'est évidemment pas assez pour tout le monde. Comme c'est la saison, il y a des chatons.
Trois familles félines :
1. Famille Tadebois (ils sont nés sur le tas de bois), ils sont adorables, tout le monde va bien.
2. Famille Delagrange —devinez où ils sont nés?— et là, c'est une autre histoire. Un frère et une soeur, malades comme des chiens. Coryza, malnutrition. Leur mère est une très jeune chatte d'un an qui semble n'avoir déjà plus de lait. Visite chez le vétérinaire juste avant le départ de mon amie, injections d'antibiotiques, vaccin et cocktail de vitamines, on les encourage. Ce qui serait bien, ces prochains jours, c'est de pouvoir leur mettre de la pommade dans les yeux et médecine et vitamines dans la nourriture. Ces chats sont sauvages, il a fallu qu'ils soient vraiment mal en point pour qu'on les attrape pour aller chez le vétérinaire. Donc, je ferai mon possible en espérant qu'il ne soit impossible.
3. Famille Dumanoir. Un couple de chats domestiques, Tigrou, mâle castré, et Tourabi, femelle coureuse qui vient de donner naissance à trois chatons dont un mort-né. Ils sont dans une chambre de la maison et viennent de sortir du cartons par la porte coupée dans un des panneaux.
Ma mission, puisque je l'ai acceptée : Ouvrir et fermer le poulailler matin et soir —et aussi celui de la voisine si elle n'est pas là— nourrir les poules et traiter la patte blessée de Poulette. Nettoyer le poulailler quand il sera trop crade. Remplir les mangeoires des chats, vérifier que tout le monde ait à boire. Traiter les petits Delagrange et câliner les petits Dumanoir tous les jours pour les habituer à la présence humaine en vue d'adoption ultérieure. Nourrir Lord et Lady Dumanoir dans la cuisine, récolter les oeufs, les manger.
Vivent les vacances !
Après un dernier tour de coaching, mes amis embarquent dans leur voiture, me voilà aux commandes.Capable de communication avec les animaux, je vais pouvoir expérimenter pendant trois semaines...
MERCREDI APRÈS-MIDI
J'ai réussi à attraper le petit Delagrange pour le nourrir et lui mettre la pommade dans les yeux, mais sa soeur s'enfuit dès que j'approche. Je leur dit clairement à tous deux que s'ils veulent des soins, ils doivent se laisser attraper.
Je vais voir au fond de la grange : 7 oeufs offerts par la famille Poulaille. Merci !!
Plus tard, je sens exactement à quelle heure les poules rentrent. J'ai capté ce moment de la course du soleil… Je ne sais pas ce qui m'a alertée, une impression de bascule. Etait-ce pile le moment où le soleil passait derrière l'horizon ? Possible. Pas pu vérifier, c'était couvert. Je suis allée voir, effectivement, Monsieur Coq appelait ses cocottes. Comme c'était pas dans la minute qu'elles ont répondu à l'appel, j'ai remis à plus tard de fermer le poulailler. J'y ai repensé un peu tard et j'ai failli oublier Poulette (malade) dehors. J'y ai pensé alors qu'il ne faisait pas encore nuit. Ouf.
PS : Grattavache est le nom du village où se déroulent les événements
jeudi 9 juin 2011
Le mur qui défile
Le mur de facebook, ces jours, reflète de façon épatante l'état du monde. Les affichages s'y succèdent à grande vitesse. On y voit des liens pour des nouvelles concernant les récents événement géopolitques, bien plus grave que ce que les médias en disent — ou n'en plus disent, justement —, une video dénonçant les mensonges des uns, les complots des autres, d'autres révélations sulfureuses sur le scandale du moment, et puis les photos d'une soirée dansante, celles de la réception d'un diplôme ou de la plage exotique où des amis passent de belles vacances.
Choquant contraste entre les uns, concernés par la planète et ce qui s'y passe, et les autres, concernés par leurs nombrils. C'est l'idée qui vient d'abord. Et puis à y regarder de plus près, non, c'est la joie partagée avec la planète d'un qui a réussi son diplôme, c'est l'envie de partager avec la planète qu'on a passé une bonne soirée, et ça marche: à voir le bonheur qui se dégage de ces photos, de ces nouvelles personnelles, on sourit, et juste après, on souffre de la mort des humains tués à l'autre bout du monde par des guerres toujours et avant tout fratricides.
Le mur continue à défiler, les nouvelles vont vite, de plus en plus vite. On expose, on diffuse, on globalise.
Le mur accélère encore, une nouvelle après l'autre, seconde après seconde, et puis de plus en plus vite, plus le temps de cliquer sur les liens, plus le temps d'agrandir les photos.
Le mur devient illisible à cause de la vitesse, les lettres s'allongent verticalement, les photos deviennent des traînées de couleurs. Tout se mêle, c'est d'abord pisseux et sombre et, petit à petit, des couleurs s'ajoutent, des mouvements, des volutes...
D'où vient ce gémissement? C'est un soupir, d'abord, et puis un murmure. Le mur devient sonore. Il se transforme en un ruban de couleurs changeantes qui ondule et qui vibre. L'écran se déforme, la couleur et le son augmentent, c'est maintenant une douce mélopée.
De nouvelles couleurs, jamais vues, des formes merveilleuses, le son plus fort et plus harmonieux, et tout d'un coup, hop, doucement, le ruban musical s'extirpe de l'écran et se promène dans la pièce.
Comme c'est gai ! On éclate de rire, on se lève, c'est irrésistible, on danse et le ruban s'enroule autour de nous.
On se retrouve dans le couloir, et puis en bas, dans la rue, tous dansent avec leur ruban. On se rejoint, on s'enlace, puis on se donne la main dans une ribambelle joyeuse, on va sur la place, les rubans musicaux s'enlacent et composent une symphonie magistrale.
Le mur nous a rassemblés, la planète chante et danse en choeur.
mardi 7 juin 2011
« Trop new age pour moi »
À plusieurs reprises, j'ai entendu cet argument pour refuser une notion, une rencontre avec certaines personnes ou une participation à un événement.
J'avoue que je ne comprends pas. C'est quoi, ce label?
Le new age, c'est un temps et c'est maintenant. Nous vivons de profonds changements, intérieurs et extérieurs, et ce n'est pas près de s'arrêter. Le nouvel âge : youpi, j'adore le neuf ! C'est un temps qui a commencé il y a une ou deux décennies, peut-être plus, en tous cas, le nouvel âge, c'est pas tout à fait nouveau. Et déclarer c'est trop new âge pour moi c'est dire exactement : c'est trop 2011 pour moi. Ou c'est trop le printemps pour moi, non merci.
C'est stupide! Comment refuser ce qui est? Le new age, que ça nous plaise ou non, nous trempons tous dedans.
J'en viens à cette réflexion, parce que je reçois un lien vers le site d'une radio américaine sur internet qui diffuse précisément du new age. Je clique, je vois le programme avec le trombinoscope des intervenants. Ah oui, ils sont totalement new age! J'éclate de rire. Et je me laisse envahir parce ce que ces gens dégagent: une douceur, une ampleur, de la lumière, quelque chose de marshmallow, ils sont tous beaux. ...Enfin, à y regarder de près, pas forcément, mais leur sourire est rayonnant et, ma foi, je m'entends penser que je préfère nettement ces new age au trombinoscope de nos hommes politiques, par exemple.
Je poursuis ma réflexion et me demande ce qui peut pousser à dire : trop new age pour moi. La peur, non? Peur de l'inconnu, peur du changement, peur de notions nouvelles. Peur de se tromper, de se faire manipuler et d'autres encore que je n'imagine pas...
Une éducatrice me demande un jour ce que sont les enfants indigos. Je donne une explication qui me semble la bonne, elle réplique : trop new age pour moi.
Dommage, les indigos de sa classe n'auront pas sa considération. Elle les rangera dans un autre tiroir avec une étiquette qui lui convient mieux à elle. Peut-être hyperactif, c'est plus dans la norme. Alors que moi, j'y mettrais l'étiquette hyper-créatif, mais c'est un autre discours, parce que dans le new age, il n'y plus de tiroirs.
Au fait, j'ai pas compris, pourquoi c'est mal, le new age?
J'avoue que je ne comprends pas. C'est quoi, ce label?
Le new age, c'est un temps et c'est maintenant. Nous vivons de profonds changements, intérieurs et extérieurs, et ce n'est pas près de s'arrêter. Le nouvel âge : youpi, j'adore le neuf ! C'est un temps qui a commencé il y a une ou deux décennies, peut-être plus, en tous cas, le nouvel âge, c'est pas tout à fait nouveau. Et déclarer c'est trop new âge pour moi c'est dire exactement : c'est trop 2011 pour moi. Ou c'est trop le printemps pour moi, non merci.
C'est stupide! Comment refuser ce qui est? Le new age, que ça nous plaise ou non, nous trempons tous dedans.
J'en viens à cette réflexion, parce que je reçois un lien vers le site d'une radio américaine sur internet qui diffuse précisément du new age. Je clique, je vois le programme avec le trombinoscope des intervenants. Ah oui, ils sont totalement new age! J'éclate de rire. Et je me laisse envahir parce ce que ces gens dégagent: une douceur, une ampleur, de la lumière, quelque chose de marshmallow, ils sont tous beaux. ...Enfin, à y regarder de près, pas forcément, mais leur sourire est rayonnant et, ma foi, je m'entends penser que je préfère nettement ces new age au trombinoscope de nos hommes politiques, par exemple.
Je poursuis ma réflexion et me demande ce qui peut pousser à dire : trop new age pour moi. La peur, non? Peur de l'inconnu, peur du changement, peur de notions nouvelles. Peur de se tromper, de se faire manipuler et d'autres encore que je n'imagine pas...
Une éducatrice me demande un jour ce que sont les enfants indigos. Je donne une explication qui me semble la bonne, elle réplique : trop new age pour moi.
Dommage, les indigos de sa classe n'auront pas sa considération. Elle les rangera dans un autre tiroir avec une étiquette qui lui convient mieux à elle. Peut-être hyperactif, c'est plus dans la norme. Alors que moi, j'y mettrais l'étiquette hyper-créatif, mais c'est un autre discours, parce que dans le new age, il n'y plus de tiroirs.
Au fait, j'ai pas compris, pourquoi c'est mal, le new age?
dimanche 24 avril 2011
Rouge colère
Assez du mépris, du mensonge, de la manipulation. Assez des viols, des vols, des tueries, des massacres et des atteintes à la vie. Assez aux pollutions inconsidérées, assez de toutes les tentatives de prises de pouvoir, qu'elles soient massives et armées ou plus subtiles de harcèlement moral. Assez de nous prendre pour des cons.
Une colère monte en moi, en réponse à toutes les formes de non respect. Colère contre les gros mensonges de la désinformation globale du moment, colère contre la tromperie, la trahison, colère contre le faux, contre la peur et la paresse morale qui génèrent nos actions les plus viles.
Colère contre la mauvaise foi, contre ceux qui ne voient pas le mal qu'ils font et contre ceux qui le font sciemment, déconnectés des valeurs humaines, zombies impersonnels devenus ignorants de la portée de leurs actes ou de leurs pensées.
Ce monde en déconstructon me met en colère.
C'est une colère organique, vivante qui émane du centre de mon centre, précisément là où le spermatozoïde rencontre l'ovule pour créer la vie. Une colère rouge, un placenta gorgé de sang et de sève. C'est cette colère qui dit "ASSEZ !"
Elle pourrait bien, cette colère-là, me jeter dans la même arène et à mon tour, je pourrais, comme eux, insulter, juger et condamner, mentir, manipuler. Je pourrais moi aussi considérer légitime de me défendre et aller jusqu'à utiliser de vilains égrégores et des recettes de sorcière pour polluer la vie de certains sans même qu'ils le sachent.
Mais je suis vivante, consciente, j'ai choisi la lumière no matter what.
Je décide que ma colère n'ajoutera pas à la destruction, je m'y refuse, je la veux constructive. Je l'accepte en moi, elle a sa légimitié, je la laisse pulser de son rythme propre. Je ne sais pas encore comment, mais je sais au service de quoi je la mets : protéger mon intégrité et respecter celle des autres, sauvegarder mon authenticité.
Maîtriser mes instincts, élever ma pensée, transformer mon agressivité en …quoi?
En amour ?
Oui, en Amour. Mais pas un amour mièvre ni mental, pas un sirop new age qui recouvre tout et surtout, qui endure tout. Cette chose rose bonbon qui a fait que jusqu'ici, au nom de l'amour, j'ai tout accepté, y compris d'être mal traitée. Cet amour pourpre et pulsatile arrimé à ma colère, je le mets d'abord au service de ma protection rapprochée : ne plus accepter d'être méprisée, manipulée, trahie.
Dénoncer, montrer au grand jour, laisser apparaître la vérité. Démontrer à celui qui se dissimule que son mensonge est blessant, puisqu'il ne semble pas le comprendre de lui-même. Que sais-je encore ? Eduquer l'âme de mon prochain avec le fruit de mes expériences, même si c'est peut-être en vain… Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est que je ne veux plus de ce mépris.
Je suis, j'existe, j'ai droit à ma place, comme chacun de nous, ni plus ni moins. Et je cesse de me pousser d'un cul quand un arrive, braillant, gesticulant, et qu'il envahit mon espace. S'il le faut, je braillerai à mon tour pour qu'il entende que je réclame le respect de qui je suis.
Une colère monte en moi, en réponse à toutes les formes de non respect. Colère contre les gros mensonges de la désinformation globale du moment, colère contre la tromperie, la trahison, colère contre le faux, contre la peur et la paresse morale qui génèrent nos actions les plus viles.
Colère contre la mauvaise foi, contre ceux qui ne voient pas le mal qu'ils font et contre ceux qui le font sciemment, déconnectés des valeurs humaines, zombies impersonnels devenus ignorants de la portée de leurs actes ou de leurs pensées.
Ce monde en déconstructon me met en colère.
C'est une colère organique, vivante qui émane du centre de mon centre, précisément là où le spermatozoïde rencontre l'ovule pour créer la vie. Une colère rouge, un placenta gorgé de sang et de sève. C'est cette colère qui dit "ASSEZ !"
Elle pourrait bien, cette colère-là, me jeter dans la même arène et à mon tour, je pourrais, comme eux, insulter, juger et condamner, mentir, manipuler. Je pourrais moi aussi considérer légitime de me défendre et aller jusqu'à utiliser de vilains égrégores et des recettes de sorcière pour polluer la vie de certains sans même qu'ils le sachent.
Mais je suis vivante, consciente, j'ai choisi la lumière no matter what.
Je décide que ma colère n'ajoutera pas à la destruction, je m'y refuse, je la veux constructive. Je l'accepte en moi, elle a sa légimitié, je la laisse pulser de son rythme propre. Je ne sais pas encore comment, mais je sais au service de quoi je la mets : protéger mon intégrité et respecter celle des autres, sauvegarder mon authenticité.
Maîtriser mes instincts, élever ma pensée, transformer mon agressivité en …quoi?
En amour ?
Oui, en Amour. Mais pas un amour mièvre ni mental, pas un sirop new age qui recouvre tout et surtout, qui endure tout. Cette chose rose bonbon qui a fait que jusqu'ici, au nom de l'amour, j'ai tout accepté, y compris d'être mal traitée. Cet amour pourpre et pulsatile arrimé à ma colère, je le mets d'abord au service de ma protection rapprochée : ne plus accepter d'être méprisée, manipulée, trahie.
Dénoncer, montrer au grand jour, laisser apparaître la vérité. Démontrer à celui qui se dissimule que son mensonge est blessant, puisqu'il ne semble pas le comprendre de lui-même. Que sais-je encore ? Eduquer l'âme de mon prochain avec le fruit de mes expériences, même si c'est peut-être en vain… Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est que je ne veux plus de ce mépris.
Je suis, j'existe, j'ai droit à ma place, comme chacun de nous, ni plus ni moins. Et je cesse de me pousser d'un cul quand un arrive, braillant, gesticulant, et qu'il envahit mon espace. S'il le faut, je braillerai à mon tour pour qu'il entende que je réclame le respect de qui je suis.
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